Guide pratique assurance auto

Pour mieux comprendre et mieux choisir

Conduite de nuit : stop aux idées reçues

| 21 juin 2016

1 – Idée reçue n°1 : « Je ne m’endors jamais au volant »


On pourrait penser que la vigilance que demande la conduite de nuit nous empêche de nous endormir, et que, par conséquent conduire de nuit n’est pas plus difficile : c’est faux ! Rester attentif la nuit peut être plus difficile en raison du rythme naturel du corps, mais aussi du manque de lumière et de la visibilité réduite. Les efforts fournis pour bien voir la route fatiguent les yeux et le corps plus rapidement : Il faut savoir que 8 à 15 % des accidents sont dus à des assoupissements et que la grande majorité d’entre eux ont lieux la nuit, entre minuit et 6h du matin.
Installez-vous confortablement pour éviter les tensions et les fatigues musculaires, et surtout, prenez soin de vos yeux ! Pour optimiser la vision, limitez la lumière à l’intérieur de l’habitacle, maintenez propres les phares et les fenêtres. Avant de partir vérifiez ou faites vérifier l’alignement de vos phares, et pensez à faire un examen régulier de votre vision. Si un véhicule en plein feux arrive en face, limitez l’éblouissement en suivant du regard la ligne blanche du côté droit de la route, et, dans le rétroviseur, utilisez le dispositif « jour-nuit ». Les lunettes anti-reflets limitent aussi les petites gênes de la conduite de nuit.
Enfin, circulez dans un véhicule bien ventilé, ouvrez fréquemment la fenêtre. Renouveler l’oxygène en prenant un bon bol d’air frais est un excellent moyen de rester éveillé et attentif. Et si la fatigue arrive, n’hésitez pas à faire une pause-café.

2- Idée reçue n°2 : « Pas la peine de s’arrêter, rouler la nuit est plus tranquille et on est bientôt arrivés »


La nuit, tout est tranquille, et l’on a envie d’arriver à destination et de filer sans s’arrêter. Ce n’est pas une raison pour négliger la pause régulière, recommandée toutes les deux heures. La fatigue accrue, on est moins vigilant : on estime qu’un conducteur est quatre fois moins vigilant en fin de parcours qu’au début. Même si l’on s’approche, au moindre signe de fatigue, il faut s’arrêter.

3- Idée reçue n°3 « Les routes sont moins fréquentées, je vais plus vite la nuit »


Toujours cette envie d’arriver rapidement à destination, et personne sur la route, il est tentant d’appuyer sur l’accélérateur. Et pourtant, conduire plus vite est plus dangereux la nuit que le jour, en raison du manque de visibilité. Réduisez votre vitesse et augmentez les distances de sécurité. Restez vous-même visibles, en utilisant correctement vos feux et vos signaux, à vérifier avant de partir. Et en cas de panne, pensez toujours à allumer vos clignotants d’urgence.